Colores de sueño – Siete

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Lorsque nous sommes arrivés à Valence, nous nous attendions à voir les Fallas, mais j’avais aussi une seconde mission, prendre en photo un bâtiment ressemblant à l’opéra de Sydney, l’Aquarium Océanographique situé dans la Cité des Arts et des Sciences, un peu en dehors du centre historique, à mi chemin de la plage, soit deux kilomètres.

Nous sommes arrivés un soir, alors que le soleil allait se coucher. C’était une très bonne idée. Ces cinq gigantesques bâtiments ont été construits pour redonner envie aux touristes de visiter la troisième ville espagnole.

Leur architecture récente, date de 1998, et manie avec ingéniosité l’utilisation de matériaux nouveaux avec les mosaïques empruntées à Gaudi.

Il est six heures, lorsque l’on arrive devant l’Aquarium.

On peut voir quelques parties du bâtiment, mais impossible de trouver une bonne vue pour faire une photo. Hum. J’essaye de faire le tour, sans succès. J’escaladerais bien ce mur, mais il y a un plan d’eau devant. Je reviens devant l’entrée principale, et j’entends un jeune espagnol dire à sa copine que l’on peut rentrer à cette heure-ci, sans avoir besoin de ticket. Cela m’intrigue, je les suis.

Il fallait y penser, le tourniquet de la sortie tourne dans les deux sens, on arrive à passer, on admire enfin cette belle vue ! Ça valait le coup, il n’y a plus personne, et les formes de l’édifice sont magnifiques !

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Une visite de Barcelone en trois jours : le cas pratique avec Ludovic. Partie II

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Après avoir vu Barcelone de haut et visité un joyau souvent oublié, comme raconté ici, il était temps d’aller voir de plus près les attractions phares de la ville !

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Vendredi

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Vendredi fut une longue et belle journée, placée sous le sceau de Gaudí et de la marche à pieds pour Alex, Ludovic et Marie. Nous avons commencé par la visite du Park Güell, au Nord de la ville. Projet immobilier de grande ampleur financé par Eusebi Güell et confié à son ami architecte Gaudí, le parc présente quelques exemples célèbres du style gaudesque en même temps qu’une splendide vue sur la ville de Barcelone étendue à ses pieds. Escalier monumental, maisons aux toits champignons, salamandre en mosaïques et balcon tout en vagues, nous avons tout vu !

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Aspect pratiques : pour une proposition d’itinéraire et les bons plans, lire l’article Park Güell

Entrée: 7€ sur internet, 8€ sur place. Réservation pour un créneau horaire de 1/2h donné pour entrer dans le parc. www.parkguell.cat[/vc_column_text][dt_gap height= »30″][/vc_column][vc_column width= »1/6″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Après cette jolie visite, nous sommes descendus à pieds passer un peu de temps dans le joli quartier de Gracia qui était auparavant un village à part entière de la banlieue de Barcelone. Avec le développement de la ville, il y a été complètement intégré mais la disposition des rues, pas particulièrement géométrique, tranche avec les grands carrés de l’Eixample. On peut y admirer de belles façades d’immeubles, mon sgraffite préféré de la ville (à l’angle de la rambla del Prat et de Av. Princep d’Asturies) et plein de petite boutiques indépendantes, parfois de commerce alternatif. Nous sommes allés admirer la Casa Vicens, œuvre du jeune Gaudí, aux allures de palais arabe recouvert de carreaux de céramiques représentant des œillets jaunes, les fleurs qui poussaient sur le terrain avant la construction. Le portail fait de palmes en fer travaillé est aussi inspiré de la végétation du terrain.

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Aspect pratiques : Casa Vicens, Carrer de les Carolines, 24. Pas de visite c’est une maison privée, habitée.

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Nous avons ensuite rejoint la Sagrada Familia juste à temps pour notre horaire de visite. Ce temple érigé à la gloire de la Sainte Famille est une volonté d’un libraire barcelonais. L’architecte était un collègue de Gaudí qui lui confie le projet après un an de travaux en raison de nombreux différends avec le promoteur immobilier. Gaudí modifie le projet initial et s’inspire de la nature pour inventer une structure ambitieuse et légère et une décoration unique. Si la basilique, vue de l’extérieur est impressionnante, tant par son architecture unique que par les travaux qui sont toujours en cours, plus de 130 ans après la pose de la première pierre, la visite de l’intérieur est à couper le souffle. Le volume, la grâce et la lumière font de cette église un hymne de louange à la nature et à son Créateur. J’ai toujours été étonnée par la hauteur des cathédrales gothiques et la  quantité de travail nécessaire à leur édification. Il me paraît essentiel d’avoir une foi profonde pour consacrer autant de temps et autant de vies à un tel bâtiment. Et également d’une bonne dose d’inspiration et de grâce divines. Et voilà que de nos temps, avec d’autres moyens matériels, un temple aussi impressionnant grandit.

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Nous avons visité les tours de la Nativité : la montée avec un ascenseur, un petit pont entre les deux tours avec une vue sur l’Est de la ville et une descente avec des escaliers qui méritent le détour. A l’entrée dans l’église depuis la façade de la Nativité, il y avait une exposition très intéressante sur les analogies entre la nature et les œuvres de Gaudí. A l’entrée, devant la façade de la Passion, il est possible de visiter un bâtiment de briques rouges, aux courbes caractéristiques de Gaudí : l’école construite pour les enfants des ouvriers.

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Aspect pratiques : Carrer de Mallorca, 401. Réserver les billets sur internet pour éviter de faire la queue. Il est possible de venir avec les tickets sur téléphone ou tablette. www.sagradafamilia.cat

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Nous avons quitté la Sagrada Familia, toujours à pieds, pour rejoindre le centre-ville et prendre un chocolate con churros bien mérité dans un des cafés célèbres de Barcelone : la Granja M. Viader. Située dans une minuscule rue, la Carrer d’en Xuclà, à deux pas de la Rambla. Je dis célèbre parce qu’il y a la queue devant cette enseigne ancienne comme l’atteste la plaque à ses pieds : presque 145 ans d’activité ! N’ayez pas peur de l’attente, ça va vite. Une fois à l’intérieur, placés à une table par un serveur dans un costume chic et désuet à la fois, émerveillez-vous du mélange des genres. Une population hétéroclite vient prendre un chocolat chaud ou une tasse de thé accompagnée d’un croissant ou de churros croquants. Un groupe de grands-mères, cannes pliantes dans le sac à main. Une famille aux enfants turbulents avec de grandes moustaches chocolatées. Un couple de jeunots qui discutent avec animation. Et nous trois, un peu étonnés par l’addition, comparée au goût finalement pas si fameux du breuvage. Il est aussi possible d’acheter au comptoir du fromage ce qui est surprenant quand on s’attend à une chocolaterie ou un café traditionnels.

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Aspect pratiques : Granja M. Viader, Carrer d’en Xuclà  3,10€ le chocolat chaud et 1,65€ les 4 churros

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Après tout cela, la journée n’était pas encore finie ! Il fallait, vous l’imaginez bien, un grand clou du spectacle. Il était tout trouvé, à encore quelques 2,5 kilomètres à pieds, en traversant le marché de la Boquería et le Raval, en bas de Montjuïc : la Fontaine Magique. Oui, j’ai aussi haussé les sourcils la première fois que j’ai vu ce nom, d’autant plus que je venais de monter au Musée National d’Art Catalan (MNAC) depuis la place d’Espagne, passant devant nombre de fontaines, sans en trouver une particulièrement remarquable, ni entourée de foules venant profiter de ses vertus. Le fait est, que cette fontaine est magique seulement à certaines heures de certains jours. En notre cas, en hiver, seulement les vendredis et samedis soirs de 19h à 21h. En ces heures-là, la fontaine s’anime, l’eau se pare de cent couleurs et de mille effets synchronisés sur une bande musicale. Chaque morceau dure une dizaine de minutes où l’on voit une brume épaisse se transformer en fin filets d’eau qui montent au ciel avant de retomber paresseusement dans la vasque d’où l’eau est repompée pour assaillir de nouveau le centre avec cette fois plus de force. Les couleurs changent, le tout avec une inventivité et une grâce qui font plaisir à voir. Tous les quarts d’heure le spectacle reprend sur une nouvelle chanson, que ce soit le chant du toréador du Carmen de Bizet ou la bande son de Star Wars. Un spectacle bonnement magique, d’autant plus lorsqu’on apprend que cette fontaine, unique, a été imaginée et réalisée en 1929, la musique ayant été ajoutée dans les années 80.

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Aspect pratiques : voir le site internet.
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Samedi

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Samedi fut une journée beaucoup plus tranquille. Alex et ses parents sont allés visiter la Catalogne (les villages d’Arbúcies, de Sant Hilari Sacalm et de Blanes) et Ludovic et moi sommes allés finir la découverte de Barcelone. Il était temps de s’aventurer dans la vieille ville, vous ne pensez pas ? Nous avons commencé la journée par une petite promenade bucolique dans le joli parc de la Citadelle, situé à l’ouest de la vieille ville. On y a admiré la grande fontaine et son lac où barbotent des canards, le château des trois dragons avec ses étranges céramiques, l’Hivernacle et la grande serre de l’Umbracle. A deux pas du parc se trouve l’Arc de Triomphe, qui écorne un peu, avec ses briques rouges, nos grandes idées de bâtiments tous blancs et de pierres de taille.

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Nous avons continué notre promenade dans Barceloneta, nous extasiant devant les façades rouges et ocres et les rues toutes droites jusqu’à déboucher sur la plage pour déjeuner. La plage, en un samedi midi ensoleillée est animée. Sportifs de tous poils, voyageurs le banjo à la main, indiens vendant des boissons fraîches et chinoises proposant des massages. Presque personne dans l’eau mais de nombreux passants sur la promenade et encore plus attablés aux terrasses des cafés. Nous nous sommes éloignés de la plage pour faire le tour du port, vers l’aquarium et Mare Magnum, un centre commercial. Une passerelle de bois relie Mare Magnum et la place de Christophe Colomb (Plaza de Colon) : c’est la Rambla del Mar, agréable.

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Sur la Plaza Colon, Christobal, juché sur sa colonne, pointe vers la mer, même si c’est la direction opposée aux Amériques. En effet, c’eut été s’offrir aux moqueries que de pointer son doigt vers la terre alors que tout le monde sait qu’il est parti en bateau … Sur cette place, à l’opposé de la Rambla del Mar, s’achève –ou commence, selon le point de vue… – la Rambla de Catalunya, la fameuse Rambla barcelonaise. Nous l’avons empruntée un moment, la quittant pour aller jeter un œil sur la façade du Palau Güell, une des œuvres de Gaudí commissionnée par son ami et mécène Eusebi Guëll. Nous sommes ensuite allés faire un tour sur la Plaza Real pour regarder ses palmiers. Nous avons rejoint la place de la Cathédrale où nous avons pu admirer des tableaux dessinés à terre avec des végétaux divers. Errer sans but dans les petites rues tortueuses du Barrí gothique est plein de charme. Vous verrez peut-être l’Eglise del Pi, la place Sant Jaume, vous verrez de très jolies petites boutiques de vêtements, d’artisanat ou d’antiquité. Vous verrez surtout des tags et des affiches collées n’importe où. Vous croiserez sans doute des foules de touristes et parmi eux certains parleront français. Mais vous recommencerez, prendrez la prochaine à droite parce qu’elle paraît plus sauvage, moins prisée, la suivante à gauche pour les doux effluves de turrón ou de chocolat qui s’y échappent.

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Nous sommes ensuite allés faire le tour du Palau de la Musica Catalana, encore une fois dessiné par Domenech i Montaner et qui semble très beau et intéressant à visiter mais faute de temps nous sommes retournés sur nos pas. De nouveau la place de la cathédrale, le marché Sainte Catherine et son fabuleux toit ondulé et coloré. Nous avons visité le cloître de la cathédrale qui, par sa taille et la beauté des arbres et des détails ciselés dans la pierre, a tiré des cris de surprise et d’émerveillement à Ludovic. L’entrée dans le cloître se fait depuis la Plaça de Garriga i Bachs, sur la Carrer del Bisbe, qui est une de mes ruelles préférées de Barcelone en raison de la finesse et de l’élégance du pont de pierre couvert qui joint les bâtiments de part et d’autre. Nous sommes ensuite allés visiter la Cathédrale de la Mer. Derrière cette église, au bout du Passeig del Born, se trouve le Centre Culturel du Born. Dans un ancien marché, dont la construction de fer est belle et impressionnante, a été mise à jour une partie du quartier médiéval qui repose sous les bâtiments plus récents. On peut voir beaucoup d’en haut et il y a de nombreux panneaux explicatifs mais il est aussi possible de descendre pour une visite plus approfondie.

En traversant le centre culturel, nous nous sommes retrouvés face à face à l’imposante serre de bois du Parc de la Citadelle. Et voilà, la boucle est bouclée !

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En conclusion, avec un peu plus d’organisation, il aurait été possible de visiter une des maisons de Gaudí ou bien d’aller faire un tour du côté du Camp Nou mais ces quelques journées ont quand même permis à Ludovic de voir l’essentiel de Barcelone. Il était ravi et nous aussi !

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Une visite de Barcelone en trois jours : le cas pratique avec Ludovic. Partie I

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Nous avons eu la chance et le plaisir de recevoir Ludovic, un des frères de Marie, pour lui faire visiter Barcelone en un peu plus de trois jours. Alors que lui fait-on voir ? Par un concours de circonstances finalement fortuit, il se trouvait que les parents d’Alex sont venus nous rendre visite exactement en même temps. Nous avons donc partagé un appartement agréable à deux pas de la Torre Agbar – la tour en forme d’ogive dessinée par Jean Nouvel et parée de bleu et de rouge. Et les parents d’Alex ayant loué une voiture, nous avons légèrement modifié notre programme et notre manière de visiter.

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Mercredi après-midi

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Après avoir récupéré tous les voyageurs à l’aéroport, les clés de l’appartement et déjeuné un peu plus tard qu’à l’heure espagnole, nous sommes allés nous promener à Montjuïc autour des installations olympiques et du cimetière. Nous avions aussi jeté un œil dans le cimetière de Poblenou et les deux cimetières sont construits sur le même principe : de grands murs dans lesquels sont insérés les cercueils, sur 6, 7, 8 étages. Celui de Montjuïc est bien plus grand et fait face en partie à la mer. Plus de 1 million de personnes y reposent.

Mercredi des Cendres oblige, nous avons ensuite cherché à assister à un enterrement de la sardine, événement qui marque la fin du carnaval en Espagne. Nous avons trouvé une fête de quartier où des enfants dansaient au rythme donné par un pianiste-chanteur avant de déposer leurs sardines dans un cercueil de carton. Le cercueil fit le tour de la place au rythme des tambours avant d’être mis en flamme, signal de départ d’un spectacle pyrotechnique artisanal mais finalement assez inattendu. Le tout accompagné par un groupe de samba.

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Jeudi

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Nous sommes partis tranquillement en voiture. Direction le Tibidabo, cette colline qui surplombe Barcelone avec ses 512m de haut et qui nous faisait de l’œil depuis notre arrivée à Barcelone. En haut, il y a une église, le temple expiatoire du Sacré Cœur, beaucoup plus impressionnante de l’extérieur qu’à l’intérieur – mise à part la crypte, rectangulaire avec 4 chapelles ornées de mosaïques de toute beauté. La vue du haut de la terrasse sur Barcelone est à couper le souffle, d’autant plus avec le beau temps que nous avions. En dessous de cette église, il y a un parc d’attraction, ouvert en 1899 et toujours en fonctionnement. Nous y étions pendant un jour de fermeture alors il n’y avait pas foule et la petite musique enfantine qui s’échappait des hauts parleurs, l’avion de tôle ou la roue et ses nacelles colorées m’ont rappelé l’ambiance nostalgique de Blackpool. La vue y est splendide, je ne le répéterai pas suffisamment !

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Aspect pratiques : il y a un parking qui coûte environ 3€/heure. L’entrée au parc d’attraction coûte 28,5€ par personne. Sans voiture, il est possible d’y monter en prenant le tramway bleu puis le funiculaire ou un bus depuis la plaça Catalunya.

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Nous sommes ensuite descendus de ce joli point de vue pour aller visiter une œuvre moderniste magnifique de l’architecte Domenech i Montaner, contemporain de Gaudí : l’Hospital Sant Pau. Après plus de 4 ans de travaux de rénovation, il est de nouveau ouvert au public et nous avons eu la chance de le visiter gratuitement dans le cadre d’une opération portes-ouvertes. L’entrée sur l’Avenue Gaudi, qui relie la Sagrada Familia et l’Hôpital, est majestueuse, les briques rouges offertes au soleil, l’eau de la fontaine qui s’écoule, les mosaïques colorées. La colonnade et les voûtes de l’entrée du bâtiment de l’administration sont de toute beauté. Les  éléments de décoration, des vitraux aux carreaux de céramique, des pierres sculptées au bois travaillé, il y a de toutes parts de petits détails et de grands ensembles à admirer. J’ai particulièrement apprécié la vue sur la cour, entourée des différents pavillons de soin, aujourd’hui reconvertis en bureaux divers, plantée d’orangers chargés de fruits et surplombée d’un ciel magnifique. Un souterrain aux allures de couloir de métro, en plus propre tout de même, relie une jolie salle toute en voûtes sous le bâtiment principal et les différents pavillons. La visite des autres pavillons présente moins d’intérêt que celle du bâtiment à l’entrée mais ils ont chacun leurs particularité. Une belle visite d’autant plus que sont aussi exposées les étapes des travaux de rénovation, avec un film en timelapse et avec des photos avant/après accompagnées d’explications en anglais et en espagnol.

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Aspect pratiques : Carrer de Sant Antoni Maria Claret, 167. Toutes les informations en français sur le site internet de l’hôpital. Tarif réduit pour les moins de 30 ans.

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Après cette jolie visite, nous avons continué la découverte du patrimoine moderniste de Barcelone en descendant à pieds le Passeig de Gracia. Enfin, avant de commencer la descente, nous sommes montés sur la terrasse de la Casa Fuster. Cette maison est une autre œuvre de Domenech i Montaner. S’il est un peu perturbant de s’approcher de la porte de cet hôtel 5 étoiles en k-way décathlon et en chaussures de marche, il l’est encore plus de voir le portier avec son chapeau haut de forme et sa veste bien boutonnée, de boutons dorés évidemment, nous ouvrir la porte très naturellement. L’ascenseur nous transporte au 6ème étage, sur la terrasse où nous attend une jolie vue, une piscine et ce jour-là, un shooting, peut-être pour un parfum. En été, il serait courant de venir prendre un verre aux bars des terrasses d’hôtel, de profiter de la vue et de la piscine…

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Aspect pratiques : Casa Fuster : Passeig de Gracia, 132

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La ballade le long du Passeig est divertissante, les yeux à l’affût de toute curiosité architecturale par terre, en l’air ou à hauteur d’homme. Nous passons devant la Casa Mila, aussi appelée Pedrera et œuvre de Gaudí, devant la Casa Battló, autre œuvre de Gaudí, la fondation Tàpies, imaginée par Domenech i Montaner, la Casa Amattler de Puig i Cadafalch, la Casa Lleó Morera de Domenech i Montaner et la casa Mulleras d’Enric Sagnier Villavecchia. Si vous avez un peu de temps dans ce quartier, n’hésitez pas à visiter une des Casas, à entrer chez Vinçon, un grand magasin où l’on peut trouver tous types d’objets plus ou moins design, ou utiles et à des prix divers. Vous pouvez aussi entrer chez Servicio Estación en face de la fondation Tàpies et apercevoir l’arrière de la Casa Battló.

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Aspect pratiques : 

Casa Mila : A l’angle du Passeig de Gracia et de la Carrer de Provença, 261-265. 16,5€ par personne. Entrée gratuite dans le hall. Terrasse impressionnante. www.lapedrera.cat 

Casa Battló : Passeig de Gracia, 43. 21,5€ par personne. www.casabattlo.es/fr

Vinçon : Passeig de Gracia, 96. www.vincon.com

Servicio Estacion: www.serveiestacio.com

Fondation Tàpies. Musée dédié à l’artiste éponyme. Carrer d’Aragó, 255. www.fundaciotapies.org

Casa Amatller Passeig de Gracia, 41. www.amatller.org[/vc_column_text][dt_gap height= »30″][/vc_column][vc_column width= »1/6″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][dt_small_photos height= »300″ margin_top= »10″ margin_bottom= »10″ number= »20″ orderby= »recent » category= »ludovic-1-4″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Le Passeig de Gracia s’achève sur la Plaça de Catalunya, grande place ornée d’une grande fontaine et entourée de grands magasins comme El Corte Inglès. Dans un angle, il y a un office de tourisme et dans le même bâtiment, une exposition consacrée aux évolutions technologiques mobiles. De cette place, il est possible d’entrer dans la vieille ville par les ruelles tortueuses moyenâgeuses ou de descendre La Rambla. Nous y avons retrouvé Marion, une amie de la maman d’Alex ainsi que les parents d’Alex et nous sommes allés dîner de tapas à la cervezeria Catalana.

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Aspect pratiques : cervezeria Catalana, Carrer de Mallorca, 236, tapas entre 1,5 et 9€. L’adresse est connue donc si vous voulez vous asseoir venir avant 20h30.

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Petit guide pour visiter le Park Güell

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Qui ne connaît pas la salamandre de Gaudí en mosaïques colorées ? Ou le grand balcon tout en vagues et lui aussi paré de cent couleurs ? Qui n’a jamais vu les maisons aux toits en forme de chapeau de champignon ? Le Park Güell est connu et le visiter permet de voir  – ou revoir – tous ces attributs si caractéristiques !

[/vc_column_text][dt_gap height= »30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_single_image img_link_target= »_self » image= »612″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »1/4″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Ce parc fut un projet immobilier de résidences voulu et financé par Eusébi Güell, ami et mécène de Gaudí qui fut donc en charge du projet. Malheureusement, le projet ne convainquit pas grand monde et seules deux maisons et les premières infrastructures du parc furent construites. La mairie barcelonaise a acheté l’ensemble pour en faire un parc public en 1926. L’accès au parc est gratuit mais l’accès à la zone monumentale comprenant l’entrée, l’escalier, le marché et la terrasse, est lui payant depuis peu.

[/vc_column_text][dt_gap height= »30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_single_image image= »653″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »1/4″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Pour venir au Park, il faut s’armer de patience, et d’une bonne paire de chaussures. En effet, il est situé en haut d’une colline au nord de la ville et les deux arrêts de métro qui le desservent, Lesseps et Vallcarca, sur la ligne 3, sont situés à respectivement 15 et 20 minutes de marche de l’entrée. Le chemin est bien indiqué depuis Lesseps et le dernier tronçon de la montée est facilité avec des escalators. La première fois que nous étions venus, nous étions sortis à Vallcarca et avions déambulé dans le quartier ce qui est sympathique aussi mais moins direct. Et pour suivre le petit parcours que je vais vous présenter, le mieux reste Lesseps, puisque vous arrivez juste en face des caisses ou de l’entrée principale. Il y a encore la possibilité de prendre un taxi, c’est plus cher mais vous arrivez juste devant !

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Je vous conseille d’entrer par la porte de la Carrer d’Olot et de visiter la zone monumentale en suivant les explications de l’audioguide téléchargeable gratuitement sur votre smartphone en anglais, en français ou en espagnol. J’ai beaucoup aimé visiter la maison du portier pour le bleu profond des murs, les plafonds tous courbés et l’architecture si typique. Il faut ensuite monter l’escalier monumental en admirant les trencadis – mosaïques typiques de l’œuvre mauresque – et la célèbre salamandre, si célèbre qu’il est impossible de prendre une photo d’elle sans touriste autour … Vient ensuite la salle hypostile et son impressionnante colonnade où certaines colonnes penchées pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie et au plafond décoré de magnifiques médaillons en trencadis faits de verre et de céramiques. Une petite visite au jardin autrichien donne un petit aperçu de la Casa Gaudí, une des deux seules maisons du programme construite pour le père de Gaudi et occupée par le fils pendant une vingtaine d’années. Et enfin, vous arriverez sur la fameuse terrasse, toute entourée de bancs incurvés recouverts de trencadis. La vue sur Barcelone est plongeante et les vagues des bancs ajoutées aux couleurs des ornements font de cette terrasse un lieu unique et magique. La visite continue par le portique de la lavandière et l’escalier en spirale. En continuant à descendre, vous arriverez de nouveau à l’entrée, vous pourrez vous restaurez au snack bar, acheter des souvenirs à la boutique – ou juste y entrer pour l’architecture-, ou passer aux toilettes.

[/vc_column_text][dt_gap height= »30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][vc_single_image image= »651″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][dt_gap height= »10″][vc_single_image image= »652″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »1/4″][vc_single_image image= »649″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Pour poursuivre la visite du parc, continuez ensuite tout droit, laissant l’escalier sur votre gauche et l’entrée sur votre droite. Suivez le chemin qui monte sur votre gauche après avoir dépassés les caisses du parc. Vous arriverez en dessous d’un pont où des guitaristes jouent souvent des airs tristes. Vous pouvez les écouter assis sur un banc en observant les foules de touristes sur le balcon de Gaudi. Passez sous le pont et entrez dans le jardin de la maison de Gaudí. Si l’entrée à la maison est payante, la visite du jardin est gratuite et agréable. Y sont parsemées des reproductions de détails d’œuvres de l’architecte. Remontez devant la maison pour vous retrouver sur le cours bordé de palmiers. En laissant la maison derrière vous, prenez l’escalier sur votre gauche pour vous retrouver de nouveau sous un des viaducs. De nouveau la même rengaine de la part de guitaristes zélés, parfois accompagnés d’un saxo. Continuez sous le viaduc vers la droite jusqu’à trouver un escalier sur votre gauche. Une fois en haut, sur la droite, vous pourrez marcher sur le viaduc tout en admirant de nouveau la vue sur Barcelone. Au bout du viaduc, prenez le petit sentier qui monte sur la droite. Vous arriverez en dessous de la deuxième maison construite du parc. Longez-la et admirez son portail en cœur. En restant sur ce même chemin, vous allez faire le tour de la zone monumentale par au-dessus. Quand vous arriverez au terrain de jeux pour les enfants, traversez-le puis empruntez le sentier qui monte sur la petite colline. En suivant ce chemin, vous arriverez à la Turó de Tres Creus, nouveau point de vue unique et magnifique sur Barcelone et point culminant du Park Güell. Pour redescendre, empruntez le chemin goudronné qui encercle le point de vue. Vous arriverez aux caisses d’entrée du parc. Un grand escalier vous permet de redescendre devant l’entrée principale à moins que vous décidiez de repartir dans Gracia ou Barcelone.

[/vc_column_text][dt_gap height= »30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/2″][vc_single_image image= »656″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_single_image image= »648″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][dt_gap height= »30″][vc_single_image image= »654″ img_link_target= »_self » img_size= »full »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Pratique :

Pour venir, métro L3 (verte) arrêt Lesseps ou Vallcarca puis 15 à 20 minutes de marche.

Entrée : 7€ si achetée sur le site internet www.parkguell.cat, 8€ si achetée sur place aux caisses ou aux distributeurs automatiques de la Caixa situés dans le parc ou aux arrêts de métro. Le ticket est valable pour une heure donnée et jusqu’à 30 minutes après l’horaire écrite. Elle permet l’entrée une seule fois dans la zone monumentale.

Si vous restez longtemps à Barcelone (plus d’une semaine), il peut être judicieux de s’inscrire sur le registre Gaudir+BCN qui permet une entrée gratuite par jour à la zone monumentale et une visite guidée de Barcelone par an. Pour cela, il faut se présenter avec une pièce d’identité au centre d’attention aux citoyens situé sur la place Sant Miquel, juste à côté de la place Sant Jaume au centre-ville. Entre une minute et une heure d’attente, un relevé d’empreintes digitales (si, si !), une adresse mail donnée et vous voilà prêts à attendre 7 jours ouvrés pour recevoir par e-mails les identifiants qui vous permettront de réserver vos entrées en ligne. Tous les détails sur www.gaudirmesbcn.cat .

Application mobile : sur le site de l’Ajuntament de Barcelone, il y a de nombreuses applications à télécharger, surtout pour les iPhones. Et pour Android, il y a l’application Park Güell (nom original, vous remarquerez …) disponible en plusieurs langues et qui sert d’audioguide pour la visite de la zone monumentale. Evidemment – mais ce n’est pas toujours le cas des applications dédiées aux touristes – cet audioguide est disponible hors connexion.

Bonne visite !

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Colores de sueño – Seis

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Ah, Valence …

Une nouvelle ville, une nouvelle aventure !

Après avoir fair un long voyage depuis Madrid, en covoiturage, nous retrouvons notre appartement réservé sur Airbnb, et un français qui était prêt à nous faire visiter la ville de font en comble.

Après avoir déposé nos affaires, nous repartons déjà, non sans avoir goûté à un jus d’oranges pressées servi par notre hôte, dans une pinte débordante, à l’image de la gentillesse de notre nouvel ami.

En allant vers le centre historique, dans lequel se situent les Fallas, il nous explique quels sont les différents endroits à voir, et nous propose de venir fêter la saint Patrick le soir venu. La fêter en Espagne, sans avoir à porter un bonnet et des gants, ça doit être autre chose !

Enfin dans le centre, nous arrivons devant la première sculpture, sur laquelle les lettres “Pourquoi les Fallas brûlent ?” forment la structure de l’oeuvre.

Tout de suite, un groupe d’espagnols nous réquisitionnent pour faire une photo, puis nous invitent à une de leur très prisées fêtes de quartier, dont il est difficile de faire partie.

Des étoiles plein les yeux, et notre agenda déjà bien chargé, nous prenons une ruelle qui nous semble sympathique. Le ciel est bleu, le coucher de soleil nous baigne dans les couleurs chaudes de l’Espagne.

Une nouvelle ville, une nouvelle aventure.

Ah, Valence …

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Visiter Barcelone de chez soi

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Si vous voulez préparer votre voyage à Barcelone en vous imprégnant des noms des rues, si vous voulez voyager depuis votre canapé ou si vous êtes atteints d’un accès de nostalgie en repensant à la ville, voilà une petite sélection de livres à lire ou de films à regarder.

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L’auberge espagnole

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Une des premières références  qui me vient en tête en évoquant Barcelone est ce film choral réalisé en 2002 par Cédric Klapisch relatant les découvertes de Xavier, incarné par Romain Duris, parti un an en Erasmus à Barcelone pour parfaire son espagnol. On le suit dans les rues de la ville mais aussi visitant les attractions emblématiques de Barcelone comme la Sagrada Familia, le Park Guell ou le téléphérique de Montjuïc. On le voit se débrouillant de mieux en mieux en espagnol mais aussi en anglais et en … relations sociales ! Et oui, parce que partager un appartement avec 6 autres étudiants européens demande un peu d’adaptation, un langage plus ou moins commun et une bonne répartition des tâches !

Ce film me plaît beaucoup et pas seulement parce qu’il a été tourné à Barcelone – même si cela participe ! – mais aussi parce qu’il montre assez bien ce qu’on vit en tant qu’étudiant Erasmus et dans une coloc’ internationale. Une des premières phrases qui accompagnent l’arrivée de Xavier à Barcelone est une citation magistrale, que j’ai vécue à de nombreuses reprises au cours de mes voyages et déménagements et qui continue à résonner en moi quand j’arrive dans un nouvel endroit que ce soit pour deux jours, trois semaines ou un an : « Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective, des suites de bâtiments vides de sens. Tout est inconnu, vierge. Voilà, plus tard on aura habité cette ville, on aura marché dans ses rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ses bâtiments, on y aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura pris dix, vingt, mille fois. Au bout d’un moment, tout ça vous appartient parce qu’on y a vécu. ». J’aimerais tellement parfois retrouver le regard initial, dépourvu de toute connaissance, seulement rempli de tout ce qu’on attend sans trop vouloir se projeter tout de même. Parce que cette impression avant même d’arriver, et même les premières sensations en arrivant, se diluent petit à petit dans l’habitude, dans les histoires qui s’attachent aux lieux traversés, dans les souvenirs qui se créent. Et ensuite ces endroits deviennent une partie de nous. Il y a en moi un peu de Versailles, un peu d’Apt, un peu de Nancy, un peu de Trondheim, un peu d´Halifax, un peu de Sitges. Et comme dit Xavier à la fin du film, « Je suis Français, Espagnol, Anglais, Danois. Je suis pas un, mais plusieurs. Je suis comme l’Europe, je suis tout ça. Je suis un vrai bordel. »

Une autre raison qui me fait aimer ce film est qu’il est tourné en plusieurs langues : les espagnols parlent espagnol, le danois danois, l’irlandaise anglais et tous un peu d’anglais et d’espagnol avec leurs propres accents si caractéristiques. Ce n’est pas propre aux Erasmus mais à tous ceux qui ont vécu dans une ambiance cosmopolite, mais il est souvent facile en écoutant une personne parler anglais de retrouver sa nationalité d’origine. Les –euh des français, les r râpeux des espagnols qui prononcent un h, l’accent pointu et poli des allemands … Ah les bons souvenirs ! Un film français avec des sous-titres, chouette !

Voilà donc un bon film que ce soit pour découvrir en partie Barcelone, ou bien l’ambiance Erasmus – et ses adieux déchirants – ou encore la vie en colocation. Et si vous vous êtes attachés à la bande d’amis, partez avec eux visiter Londres, Moscou et Saint Pétersbourg dans Les poupées russes (toujours de Cédric Klapisch en 2005) ou New York dans Casse-tête chinois (encore de Cédric Klapisch en 2013).

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L’ombre du vent

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Ce livre de l’auteur espagnol Carlos Ruiz Zafón a été publié en Espagne en 2001 – sous le nom La sombra del Viento – et en 2004 en France. Je l’avais lu il y a quelques années et m’y suis replongée avec plaisir la semaine dernière. Je me souvenais avoir été happée par cette histoire de livres, de littérature, d’Histoire et d’histoires mais je reconnais que j’avais oublié que cela se passait à Barcelone. Bien sûr, une Barcelone des années 50, avec de nombreux flash backs dans les années 20, 30 et 40. Une Barcelone qui vit Franco, la guerre civile, la guerre mondiale. Une Barcelone qui n’est pas inondée de touristes mais qui est habitée par de simples gens quoique fascinants par leurs vies et leurs caractères. Les noms de lieux résonnent autrement quand on les a vus, quand on y a posé nos pas. Las Ramblas, Barceloneta, Montjuïc, Tibidabo évidemment. Barcelone décrite ainsi par Fermín,  un des personnages : « Cette ville est une sorcière (…). Elle se glisse sous votre peau et vous vole votre âme sans même que vous en preniez conscience. »

C’est l’histoire de Daniel, dont le père est libraire et qui découvre, à 11ans,  un livre d’un auteur inconnu mais qui l’enchante, L’ombre du vent de Julián Carax. On suit Daniel pendant les sept ans qui suivent, démêlant peu à peu les fils de l’histoire de cet écrivain de génie, jamais reconnu, considéré comme mort et enterré. On frissonne avec lui quand ses pas croisent ceux du funeste inspecteur Fumero, de la police mais aux motivations troubles, on rit de bon cœur aux plaisanteries parfois grivoises de son ami Fermín Romero de Torres, on vit avec lui les premiers émois amoureux.

J’aime ce livre parce qu’il est difficile à lâcher. L’écriture est fluide mais belle, les personnages sont vivants et je ne me suis pas ennuyée une seconde en dévorant les 524 pages de ce chef d’œuvre. Le relire ici, en Espagne est amusant parce que je retrouve des lieux visités mais aussi pour l’éclairage et le récit des temps de la guerre civile espagnole. Guerre qui a laissé des traces. D’autant plus qu’elle a été suivie de la dictature franquiste qui s’est achevée seulement en 1975. Et l’époque de Franco, les espagnols d’un certain âge en parlent encore. Enfin, ce livre m’est particulièrement cher parce qu’il raconte avec beaucoup de justesse l’amour de la lecture et de la littérature mais aussi celui de l’écriture. « Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. », « Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui » ou encore « l’art de la lecture […est ] un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, [lire] est engager son esprit et son âme »

Et si vous vous lancez vous aussi dans la lecture de cette fresque historique mais aussi sentimentale et pleine de suspense, quand la dernière page sera tournée et que vous vous sentirez un peu tristes de n´être plus en compagnie de Daniel, de Julián, de Béa, de Fermín et des autres, apprenez que ce livre est le premier d’une série de quatre, intitulée Le cimetière des livres oubliés. Les suivants sont Le jeu de l’ange, publié en 2009, Le prisonnier du ciel, publié en 2012 et le quatrième tome est en cours d’écriture. Et si vous maîtrisez un peu l’espagnol – ou voulez le pratiquer ! -, faites un tour sur le site officiel de Carlos Ruiz Zafón (certaines pages sont en anglais aussi) et allez faire un tour interactif dans le Cimetière des Livres Oubliés, ne serait-ce que pour écouter les musiques composées par l’écrivain lui-même, ambiance musicale pour accompagner les scènes du livre.

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La cathédrale de la mer

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Autres temps, même ville… De nouveau peu de touristes puisque l’on suit Arnau Espanyol tout au long de sa vie au XIVème siècle. Né serf, il devient avec son père citoyen libre de Barcelone et exerce les métiers de palefrenier, de Bastaix – porteur de charges depuis les bateaux jusqu’aux entrepôts de stockage et vice-versa -, de soldat de cambiste, de juge… Tout au long de ce livre écrit par Falcones Idelfonso,  on suit aussi l’édification d’un très beau bâtiment barcelonais, la cathédrale Santa Maria del Mar. Cette œuvre, voulue, financée et réalisée par le peuple barcelonais – par opposition aux nobles – dégage toujours de nos jours un caractère fier. Depuis le premier regard enfantin d’Arnau posé sur le chantier à sa participation à la construction en tant que bastaix lorsqu’il porte les pierres ou, une fois riche qu’il participe au financement, on voit grandir le temple, on imagine les rayons du soleil qui jouent avec les couleurs des vitraux, on s’attache à cette église. C’est aussi une fresque historique, avec son lot de stratégies politiques, ses guerres et ses conflits entre riches et pauvres, entre serfs et nobles, entre exploitants et exploités. C’est de nouveau une jolie manière de connaître les noms des endroits et de projeter sur les murs une histoire plusieurs fois centenaire. Et je trouve le parallèle intéressant avec notre époque et la construction de la Sagrada Familia qui a commencé il y a 130 ans et qui ne sera pas achevée avant 2026 au mieux. Même si les grues ont remplacé les porteurs de pierre, il y a toujours beaucoup de personnes impliquées sur un chantier de cette taille.

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Avez-vous lu un de ces livres ou vu un de ces films ? Qu’en avez-vous pensé ? En avez-vous d’autres à recommander, à propos de Barcelone ou d’autres lieux espagnols ?

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Colores de sueño – cinco

[vc_row type= »4″ margin_top= »0″ margin_bottom= »0″ padding_left= »40″ padding_right= »40″ bg_position= »top » bg_repeat= »no-repeat » bg_cover= »false » bg_attachment= »false » padding_top= »0″ padding_bottom= »40″ parallax_speed= »0.1″][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][dt_gap height= »30″][vc_column_text]

Réveil difficile aujourd’hui, mais ça va faire une semaine que le soleil tape sans s’interrompre. C’est le moment d’aller visiter Madrid !

Nous avons décidé de commencer par nous perdre dans la ville, puis nous sommes allés sur la place d’España pour déjeuner. Nous avons de la chance, c’est la bonne période pour voir des cerisiers en fleurs

Nous découvrons en levant les yeux sur ceux de la place, que cinq perruches butinent au dessus de notre tête.

[/vc_column_text][dt_gap height= »75″][/vc_column][vc_column width= »1/4″][/vc_column][/vc_row][vc_row margin_top= »0″ margin_bottom= »0″ full_width= »true » padding_left= »0″ padding_right= »0″ bg_position= »top » bg_repeat= »no-repeat » bg_cover= »false » bg_attachment= »false » padding_top= »40″ padding_bottom= »40″ parallax_speed= »0.1″][vc_column width= »1/1″][/vc_column][/vc_row]

Colores de sueño – cuatro

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Aujourd’hui mardi, nous avons droit à un nouveau défilé haut en couleurs. En effet, il faut savoir qu’en Espagne, le Carnaval dure une semaine; ce midi, c’est le carnaval des enfants et ce soir, celui des adultes. Une vingtaine de chars pour le premier, une cinquantaine pour le second. En tout, plus de 7 heures de défilé, c’est magique. Les confettis volent, et à chaque char nous découvrons une trentaine de danseurs, habillés suivants le thème choisi, ainsi qu’une nouvelle chanson.

Ce soir, je me glisse au travers de la foule puis passe par dessus une barrière. Me voilà au milieu de la dizaine de photographes, qui shootent pour différents magazines. On rigole, on essaye d’avoir la meilleur photo, on va à la pêche au sourire. Du coup, je parle un peu Espagnol, et j’entends quelques mots en Catalan, « avanceu » (à prononcer avancez-hue) et je me mets à dire « merci » (oui, comme en français, mais en roulant le « r » c’est du catalan). On me sourit, j’ai le droit à quelques clins d’oeil.

Demain, nous quittons Sitges, pour finir le Carnaval à Barcelone, en enterrant la sardine comme ils disent.

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Petit guide thématique de Barcelone : Où regarder ?

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Barcelone est une ville aux multiples visages. La première impression que j’ai eue en arrivant fut que ce n’était pas une jolie ville. Un peu comme à Rome, la ville ressemble à une forêt d’antennes surplombant des immeubles de tailles variées, posés les uns à côté des autres, sans souci d’harmonie. Le survol en avion était excitant, plus pour ce que représentait Barcelone pour nous, le début de notre voyage, mais la vue en tant que telle n’était pas particulièrement belle. C’est une métropole qui s’étend comme elle le peut, coincée entre la mer et la montagne. En regardant une carte de Barcelone, et en se déplaçant, il est frappant de voir, qu’hormis le centre-ville médiéval, toute la ville est découpée en gros carrés, avec des rues toutes parallèles et perpendiculaires. Chaque  « Manzana » fait exactement 113,33m de côté. Rien d’original donc ni de vraiment charmant au premier abord. Mais prenez une heure pour flâner dans ses rues et vous serez conquis par Barcelone !

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Regardez vos pieds

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Regardez à vos pieds. Non pas pour trouver des pièces de monnaie, mais pour admirer les différents trottoirs de la ville. Nos premiers pas sur le sol barcelonais ont été sur les carreaux imaginés en 1904 par Gaudi pour le trottoir de la casa Milá. Le graphisme est très moderniste (ou art nouveau), représentant des algues, poulpes et coquillages. Le premier pas revêt une saveur très exotique, presque historique. Ces carreaux ont été installés sur tout le Passeig de Gracia par la ville de Barcelone en hommage à l’artiste. Les autres carreaux les plus fréquents représentent de petites fleurs toutes en rondeurs. Ou des ronds tout simples. Ou juste des carreaux. Mais des tas d’autres trottoirs, quoique moins spectaculaires, sont à admirer, sous vos pieds.

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Regardez en l’air

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Et oui il n’y a pas que sous vos pieds que des choses intéressantes soient à admirer. Il y a aussi de nombreux détails et curiosités en hauteur. Vous pouvez déjà admirer les couleurs des bâtiments : rouges, oranges, jaunes, parfois verts, souvent crèmes, blancs ou gris. Ce faisant, vous remarquerez certainement un type de décorations spécifiques, qu’Alexandre appelle poétiquement «papier peint» et que les spécialistes appellent sgraffite. Il s’agit en réalité de deux couches de peintures de couleurs différentes appliquées l’une sur l’autre. La première est ensuite retirée « artistiquement », laissant apparaître, entre les jolis motifs, la couleur appliquées en dessous. Du simple panneau solaire à la façade couverte de fleurs délicates, il y a une grande variété et diversité de façades, faisant de chacune d’elles une nouvelle surprise.

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En levant les yeux, vous ne manquerez pas d’admirer les balcons, autant pour les plantes qui s’y épanouissent ou le linge qui y sèche, que pour le travail de ferronnerie ou les « dessous de balcons », souvent ornés de carreaux en céramique. Je trouve impressionnant l’usage de la céramique comme élément de décoration. Comme cité précédemment, on voit des carreaux en céramique en dessous des balcons mais aussi en plaques commémoratives de saints ou juste en tableaux décoratifs représentant par exemple des bateaux. Certaines entrées d’immeubles sont entièrement recouvertes de ces carreaux émaillés   et colorés mais là où je les trouve plus jolis c’est quand il y en a peu, petits détails insolites.

N’oubliez pas de jeter un coup d’œil aux encadrements de fenêtres ou mêmes aux volets qui sont souvent caractéristiques du courant artistique. Les balustrades des terrasses méritent aussi un coup d’œil (souvent suivi de ma part d’un  « Regarde, c’est super beau ! »). Les arrondis modernistes n’auront vite plus de secrets pour vous !

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Et pour finir, extasiez-vous sur les bowwindows. Parce que, non, les bowwindows ne sont pas réservés à l’Angleterre ou aux autres pays du nord de l’Europe, et il y en a énormément à Barcelone. Faits de pierre ou de fer, ils ne vous laisseront pas insensibles. Par leurs formes, leur intégration aux bâtiments, la découpe des fenêtres- et souvent les vitraux qui les ornent-, chacun donne un cachet particulier à l’immeuble, au coin de rue, à Barcelone.

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Regardez devant vous

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N’oubliez pas pour autant de regarder devant vous. S’il est vrai que les rues de la « Nouvelle Barcelone », -le quartier de l’Eixample, dessiné au XIXème siècle par Cerdá pour étendre la ville hors des murailles médiévales-, s’il est vrai donc que ces rues sont tracées de manière géométrique formant de grands carrés, celles du centre-ville historique sont de vraies ruelles médiévales. Aussi amusant que cela puisse paraître ce centre-ville a la forme d’un cœur ! Ces ruelles sont pleines de charme, chemins ondulants vers une issue incertaine et inconnue ; mais bien souvent elles apparaissent comme des feuilles, jadis blanches, laissées à la libre interprétation des taggueurs de passages. Nombreux sont les portes de garages, les portes de panneaux électriques, les poteaux de lampadaires ou même les murs tagués à Barcelone. Souvent sans vrai message ni apparence artistique ; parfois de véritables dessins de qualité ; la plupart du temps, accompagnés, recouverts, associés à d’autres collages ou aplats de peinture en bombe. Cela peut paraître chaotique, sale, dégradé. Ce sont surtout les traces de la liberté accordée, vécue, reconnue de la vie à Barcelone. Une ville un peu bohême, désinvolte et fêtarde.

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A hauteur des yeux, et si possible de nuit, sont aussi les portes. En particulier dans les avenues de l’Eixample, et encore plus sur les carrefours entre ces avenues. Parce que le plan Cerdà prévoyait que les angles des manzanas seraient en chanfrein – c’est-à-dire à 45° et non pas à 90° comme dans la plupart des autres villes. Sur ces façades en chanfrein, de grandes portes toutes de fer ornées et sculptées ouvrent sur les entrées, souvent éclairées des immeubles. Ce qui donne un beau spectacle, les volutes noires se détachant nettement du fond lumineux qu’elles séparent de la rue. Un vrai plaisir visuel ! Autres détails qui peuvent vous intéresser, de jour ou de nuit : les lampadaires. En effet, si la plupart sont les jolies lanternes que l’on associe si facilement avec les villes du XVIIIème ou XIXème siècle, il y a aussi de beaux exemples modernistes !

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Voilà un premier aperçu des curiosités de Barcelone. Nos visites d’autres villes nous montrent que ce sont peut-être des détails fréquents en Espagne, ce qui n’est pas pour me déplaire tant je m’émerveille !

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Colores de sueño – Tres

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Premier jour à Sitges,

Nous sortons du train, le soleil vient à peine de se coucher. Première étape, récupérer une carte à l’office du tourisme, qui nous donne par la même occasion les différents lieux à visiter. La plage, les églises ainsi que quatre musées dont la « casa Bacardi ». Oui, l’entreprise de spiritueux dont nous connaissons bien tous le nom. En effet, son fondateur est né à Sitges.

Le logo de Bacardi est constitué d’un dragon noir sur fond rouge. Dragon que l’on retrouve assez souvent dans les rues de la ville, sous forme de statues de bronze ou d’ornements de lampadaire par exemple.

Une semaine est passée, je profite des quelques minutes restantes avant que le restaurant n’ouvre. Il fait beau aujourd’hui — ce qui n’était pas le cas des jours précédents. Je fais quelques photos sur la plage, et je m’aventure sous les rochers. Je les utilise alors pour faire une découpe inhabituelle dans le ciel de mes photos. Cela me permet d’avoir un nouveau plan et de renforcer l’impression de profondeur.

Après avoir fait quelques tests infructueux, je tombe sur ce cadrage, qui me fait penser à un dragon de profil.

Bon concours de circonstances, n’est-ce pas ?

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